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Couverture jardins potagers : terres inconnues. © Inra

Jardins potagers : terres inconnues ?

Un engouement croissant saisit les amateurs de jardins potagers, qu'ils soient privés ou collectifs, en regard de la réappropriation de leur fonction nourricière ou à la recherche d'autres formes de liens à la terre, au voisinage... L'ouvrage restitue les résultats d'une étude commandée par l'Ademe sur la "caractérisation des sols, des usages et des productions potagères dans les jardins français" (projet Soja 2010). Il est coordonné par deux enseignants-chercheurs lorrains.

Mis à jour le 07/11/2013
Publié le 25/10/2013

"Terrain, souvent clos, où l’on cultive des légumes, des fleurs, des arbres et arbustes fruitiers et d’ornement ou un mélange de ces plantes". Voici la définition proposée en tête de ce livre qui offre un tour d'horizon très complet d'une question encore mal documentée. En effet, les jardins potagers se situent dans des aires géographiques parfois bouleversées par les activités humaines, à l'interface d'usages agricoles, urbains et industriels. Mais contrairement aux sols forestiers ou agricoles étudiés de longue date, ce support de biodiversité et de biomasse végétale est assez peu connu. Rares sont les études effectuées sur des échantillons de sols jardinés. Parfois, ce sont même des terres délaissées par l'urbanisation ou des friches industrielles qui sont reconquises et retrouvent une vocation à la culture ; là encore, plus qu'ailleurs, il est essentiel de bien connaître l'histoire de la parcelle, les dégradations et pollutions qu'elle a pu subir avant de pouvoir en consommer les fruits.

Après un bref rappel historique, on trouve dans l'ouvrage : les caractéristiques des jardiniers et la typologie des jardins, les plantes cultivées, la biodiversité représentée, la qualité des sols, ce qu'on y introduit volontairement ou pas, la dynamique de l'écosystème jusqu'aux risques sanitaires, l'économie et la réglementation.

Vers un jardinage durable grâce à une meilleure connaissance des sols concernés

En France, 12 millions de ménages entretiennent 13,5 millions de jardins. Il était important de faire le point des connaissances sur ces zones d'interactions fortes avec les populations humaines. L'étude est aussi une invitation à poursuivre l'exploration de :

  • la nature des sols de jardins, leur âge, leur origine
  • les usages et les pratiques des jardiniers
  • l'impact potentiel sur les sols et sur la qualité des végétaux des apports antérieurs, ou des proximités de voies de transports, d'activités industrielles...

Cette synthèse s'adresse à des chercheurs, enseignants et étudiants (en écologie urbaine, urbanisme ou santé), aux décisionnaires, aux gestionnaires et aux chargés d'opérations urbaines. Il est aussi à destination des jardiniers amateurs, principaux acteurs de la qualité des jardins qui parsèment les territoires.

Contact(s)
Département(s) associé(s) :
Environnement et agronomie

Références :

Le travail a été coordonné par Christophe Schwartz, enseignant-chercheur et directeur du Laboratoire Sols et environnement (Université de Lorraine - Inra), avec Elodie-Denise Chenot (Université de Lorraine - Inra), Francis Douay (Groupe ISA Lille), Camille Dumat (INP-ENSAT) et Bertrand Pourrut (Groupe ISA Lille).

L'étude a été soutenue par l'Ademe ; elle est diffusée par EDP Sciences, 2013, 172 p., 48 €.