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Un objectif commun pour les acteurs lorrains : la préservation des sols

Le conseil départemental de Meurthe-et-Moselle et l’Ecole nationale supérieure d’agronomie et des industries alimentaires de Nancy (ENSAIA, Université de Lorraine) ont organisé, le vendredi 9 octobre 2015, une journée d’échanges sur le thème « Tous concernés : prenons soin de nos sols ! ». Cette journée s’inscrit dans le cadre du label « 2015  année internationale des sols » de la FAO (Organisation des nations unies pour l’alimentation et l’agriculture). 

Journée sur les sols - Cité des Paysages Sion-9/10/15. © Inra, J. Galet
Publié le 29/10/2015

Réunis pendant une journée à la Cité des paysages de Sion, élus, chercheurs de l’UL, de l’Inra, paysagistes, exploitants agricoles, forestiers, aménageurs, représentants des chambres d’agriculture régionale et départementale, de l’Etablissement Public Foncier de Lorraine, du Grand Nancy, d’associations et bien d’autres ont échangé sur cette ressource indispensable qu’est le sol.

Table ronde - Journées autour des sols - 9/10/15. © Inra, J. Galet
Table ronde - Journées autour des sols - 9/10/15 © Inra, J. Galet
Après une introduction de Dominique Potier, député de Meurthe et Moselle et d’Audrey Normand, Vice-présidente, déléguée à l’agriculture et à l’environnement du conseil départemental de Meurthe-et-Moselle, plusieurs chercheurs du centre Inra de Nancy-Lorraine ont pris la parole pour faire un état des lieux des recherches menées en Lorraine sur le sol. Jean-Louis Morel (LSE, UMR UL-Inra) a sensibilisé le public sur l’importance environnementale et socio-économique des fonctions remplies par les sols et sur les services écosystémiques qu’ils rendent à la société. Séverine Piutti (LAE, UMR UL-Inra) a mis en avant la nécessité de préserver la fertilité et la qualité des sols agricoles face à une évolution marquée par une spécialisation des systèmes agricoles et une diminution des surfaces en herbe. Jacques Ranger (BEF, UR-Inra) a évoqué la nécessité de gérer durablement et de manière raisonnée les sols forestiers. « Nous sommes face à un changement d’occupation et d’usage des sols qui peut les fragiliser, tout comme les impacts du changement climatique. Dégrader un sol est facile mais le restaurer est difficile. La résilience de la forêt et de ses sols existe mais si la gestion est inappropriée, le milieu est vulnérable » explique Jacques. Enfin, Christophe Schwartz (LSE, UMR UL-Inra) a abordé les rôles des sols artificialisés. « L’artificialisation des terres est croissante. Les paysages urbains et péri urbains sont des écosystèmes à part entière, ils font partie de notre quotidien. Ces sols urbains, industriels, ces  jardins, ces potagers urbains, eux aussi rendent des services écosystémiques à l’homme » précise Christophe. La journée s’est ensuite articulée autour de témoignages et de tables rondes où l’agriculture, la gestion forestière, l’aménagement foncier et l’urbanisme ont été au cœur des débats.

Les sols sont tout à la fois supports de la croissance des végétaux, du recyclage des déchets, de la régulation du climat, du cycle de l’eau,... Ils sont un réservoir de biodiversité, ils sont la mémoire des évènements passés et futurs et sont en constante évolution au sein des paysages urbains et industrialisés. Ils sont donc au cœur de grands enjeux planétaires comme la sécurité alimentaire mondiale, le changement climatique et la biodiversité. C’est pourquoi les initiatives et les projets menés en Lorraine par l’ensemble des participants à la journée, ont pour objectif commun de réussir à préserver la qualité de ces sols et à « mieux » les consommer.