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Thomas Perrot joue l’originalité et remporte le prix du jury MT180sec pour la Lorraine !

Thomas Perrot, doctorant au sein de l'unité IAM (Inra-Université de Lorraine), représentera la Lorraine lors de la finale nationale du concours Ma Thèse en 180sec à Bordeaux les 30 et 31 mai prochains. 

Thomas Perrot, lauréat 2016 MT180sec Lorraine. © Inra, Justine Galet
Publié le 10/05/2016

Nous sommes jeudi 28 avril au soir, c'est le moment tant attendu ! Lequel ? Celui de la finale de l'Université de Lorraine du concours Ma Thèse en 180 secondes. Pour l'occasion, 420 spectateurs sont réunis au campus Lettres et Sciences Humaines de Nancy et trépignent d'impatience à l'idée de découvrir les prestations des onze doctorants lorrains. Chaque jeune chercheur a son propre style : utiliser des métaphores, faire preuve d'humour, parler du quotidien... Thomas, quant à lui a provoqué la surprise dans le public grâce à... une chanson ! Eh oui, au moment même où le chronomètre démarre, Thomas pousse la chansonnette sur le titre "San Francisco " de Maxime le Forestier. S'en suivent trois minutes de présentation de son sujet de thèse avec tout ce qu'il faut pour capter l'attention du public tout en gardant une rigueur scientifique ! Les champignons dégradeurs du bois et leurs glutathion transférases n’ont qu’à bien se tenir ! Une belle prestation qui a su séduire le jury. Thomas est ainsi désigné lauréat 2016 pour la Lorraine et se qualifie donc pour la finale nationale des 30 et 31 mai à Bordeaux ! 

Deux semaines se sont écoulées depuis l'événement, l'occasion de rencontrer Thomas et d'en savoir plus sur cette soirée inédite où « la maison bleue » a marqué les esprits! 

Thomas Perrot en pleine prestation lors de la finale du 28/04. © David Grandmougin - Université de Lorraine
Thomas Perrot en pleine prestation lors de la finale du 28/04 © David Grandmougin - Université de Lorraine
Thomas, jeudi 28 après-midi, vous avez tous réalisé votre prestation devant des lycéens, est-ce que cela t'a aidé ?

Devant eux, j'étais autant stressé que devant le public, mais cela m'a permis de prendre des repères, surtout pour le temps.

Comment s'est justement déroulée cette après-midi ?

Elle s'est déroulée en deux étapes: à partir de 14h, c'était la session devant les lycéens où le prix des lycéens a été décerné (Félicitations à Fabio d'ailleurs puisque c'est lui qui a remporté ce prix). Suite à ça, une session discussion a été organisée avec eux. Personnellement, je trouve que c'était une très bonne idée, car je me rappelle que lorsque j'étais au lycée, je n'avais pas d'idée précise sur l’Université, ni sur le monde de la recherche.

Les lycéens sont-ils un public difficile ?

Étant donné que j'ai commencé à parler de Maxime le Forestier, ce n'était pas évident pour eux de connaître la chanson, ni l'artiste. Donc forcément, ça partait mal de mon côté. Il aurait été plus judicieux que j'adapte mon texte pour mieux les sensibiliser.

Quelles ont été tes impressions lors de ta prestation sur scène le soir devant le public ?

Je me disais qu'il fallait tout donner et éviter le plus possible de stresser. Bien évidemment, c'est plus facile à dire qu'à faire ! D'ailleurs, dès le début, j'avais la voix qui tremblait et je pense que ça s'entendait bien ! Mais à la fin, j'étais soulagé d'avoir quasiment fini pile à 0 secondes ! Lors de la répétition du matin et devant les lycéens, j'avais fini avec 15 secondes d'avance, j'étais beaucoup trop rapide...

L'un des points forts de ta prestation a été ta chanson... Est-ce toi qui en as eu l'idée ? Le chant fait-il partie de ton quotidien ou pas du tout ? 

Oui c'est moi qui ai eu cette idée d'utiliser la Maison Bleue du titre San Francisco de Maxime Le Forestier, mais l'idée ne m'est pas venue d'un seul coup: ça m'a pris du temps. En plus, quand j'ai écrit le texte, je n'étais pas sûr de moi pour cette phrase d'accroche. L'avantage était de surprendre les gens, mais de l'autre côté, j'avais peur de perdre en crédibilité. Non, je n'ai jamais pratiqué le chant, d'ailleurs.

Avais-tu fais beaucoup de répétitions de ta prestation ?

Une semaine avant la finale, j'avais fait une répétition devant l'équipe de recherche avec le texte qui m'avait permis de passer la phase de présélection parmi les 33 doctorants. Je n'avais pas beaucoup relu ce texte et au final lors de la répétition, les 3 minutes étaient passées que je n'étais qu'au 3/4 de mon texte à l'oral ! Entre temps, une amie qui a participé à la finale de "Ma Thèse en 180 secondes" en région Champagne-Ardennes cette année, m'a proposé son aide. Elle m'a fait comprendre que ce n'était pas suffisamment vulgarisé, qu'il y avait trop de mots scientifiques et que mes phrases étaient trop complexes. Je n'avais pas beaucoup d'inspiration mais je m'étais fixé une date limite: écrire un texte pour lundi matin (le 25 avril). J'ai commencé à rédiger la veille, dimanche en fin d'après-midi, et j'ai fini tard dans la nuit. Ensuite, j'ai montré mon texte à mon directeur et à ma co-directrice de thèse pour vérifier le fond scientifique. Pour les répétitions, j'ai surtout répété chez moi, en solo, pour que cela tienne en 180 secondes.

T'attendais-tu à recevoir ce premier prix ? 

Non, pas du tout !

Les 11 finalistes de MT180sec Lorraine. © Inra, Justine Galet
Les 11 finalistes de MT180sec Lorraine © Inra, Justine Galet
Quelques minutes après l'annonce du résultat, tu étais sous les projecteurs : article dans la presse, info à la radio... Comment vis-tu cela ? 

C'est très bizarre surtout pour moi qui suis d'un naturel discret. Je n'étais pas du tout habitué à ce genre de situation: à peine on vous donne un prix (on ne réalise pas trop sur le coup), qu'il faut déjà répondre à des interviews.

Comment envisages-tu la demi-finale et finale de Bordeaux ? Comptes-tu modifier ta prestation, faire de nouvelles surprises au public ?

Pour Bordeaux, je n'ai pas trop d'idées mais c'est sûr que la compétition va monter d'un cran: ce sera compliqué pour tirer son épingle du jeu. En tout cas, je suis obligé de corriger mes soucis d'articulation (améliorer l'éloquence) et de gérer le stress. Le lendemain de la finale régionale, mon directeur de thèse m'a conseillé de changer une partie de mon texte, donc oui des modifications sont à prévoir. De plus, le diaporama derrière moi lorsque je parle, sera modifié grâce à l'aide des dessinateurs Peb & Fox.

Est-ce que le fait d'avoir préparé MT180sec modifie la manière de voir/ de présenter ta thèse ?

C'est vrai que le fait d'avoir participé à ce concours m'a permis d'apprendre à vulgariser et donc ça m'a entraîné à expliquer plus simplement ce que je fais aux personnes de mon entourage.

Tu es au début de ta thèse, 7 mois ? Est-ce que préparer ce concours n'a pas été trop compliqué ? Avais-tu assez de recul ?

C'est vrai qu'après 7 mois de thèse, je manque de maturité scientifique pour vulgariser mon sujet de thèse. Plusieurs personnes me l'ont fait remarquer, à juste titre d'ailleurs. Pour autant, j'avais déjà travaillé sur les glutathion transférases (ce sont les protéines que j'étudie) mais pas d'origine fongique (d’origine végétale: chez le peuplier) pendant mes stages de première et deuxième années de master.

Envisages-tu de participer à d'autres actions de médiation scientifique au cours de ta thèse ?

J'avoue que je n'y ai pas encore pensé, mais pourquoi pas, après tout.

Découvrez ci-dessous la prestation de Thomas !

Ce n’est pas à San Francisco que nous retrouverons Thomas mais bien à Bordeaux les 30 et 31 mai prochains pour découvrir qui sera le lauréat national du concours MT180sec !

En savoir plus

Retrouvez l'interview des 4 doctorants de nos unités Inra, finalistes au concours pour la Lorraine : ici

A propos de

Retrouvez l'ensemble des prestations des doctorants lorrains : ici