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REGEFOR 2017 : Le changement climatique  est-il un frein ou un propagateur des population de bioagresseurs ?

Durant la 6ème édition des Ateliers biannuels pour « Recherche et Gestion Forestière » (REGEFOR), les bioagresseurs étaient à l’honneur. Retour sur trois journées d’échanges et de réflexion sur les risques provoqués par l’émergence de ces organismes dans les forêts européennes. Du 20 au 22 juin 90 participants ont assisté aux 4 sessions thématiques abordant l’ensemble des enjeux et problématiques liés à l’émergence de bioagresseurs forestiers en Europe. Chercheurs, ingénieurs, gestionnaires forestiers, membres d’associations de protection de la nature, un panel d’acteurs divers de la filière forêt ont pu établir ensemble un état des lieux sur le sujet.

Excursion REGEFOR 2017 © Yves Bernardi
Mis à jour le 30/06/2017
Publié le 29/06/2017

Il faut plusieurs décennies pour qu’un arbre atteigne son âge adulte mais la forêt est soumise à des changements rapides liés en particulier à la modification des cortèges parasitaires sous l’effet des invasions biologiques et de l’évolution du climat.
L’émergence de bioagresseurs (Sphaeropsis du pin, Phytophthora du chêne) est une menace significative pouvant limiter l’utilisation de certaines de nos essences, et réduisant de ce fait nos capacités d’adaptation aux changements globaux. Les écosystèmes forestiers méditerranéens ont des caractéristiques propres qui à l’instar d’autres écosystèmes, évolueront très probablement au cours du 21ème siècle sous l’influence du climat. Les communautés d’insectes phytophages peuplant les écosystèmes forestiers méditerranéens montrent également qu’elles sont déjà affectées par le climat. Ces changements s’opèrent sur la démographie, la phénologie et la distribution des insectes. Indirectement ces changements altèrent la qualité, la résistance et l’attractivité des arbres sur lesquels ces insectes se nourrissent.  L’impact du climat sur les insectes est moins bien documenté en zone méditerranéenne qu’en zone tempérée. De plus les interactions directes et indirectes du climat à la fois sur les insectes et sur les arbres augmentent la complexité des prédictions à long terme pour ces écosystèmes sensibles.