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2ème prix du jury à « MT180sec » : Bravo Quentin !

La finale régionale au concours « Ma thèse en 180 secondes » de l’Université de Lorraine s’est déroulée le mardi 24 mars 2015 à 17h30 au Théâtre du Saulcy à Metz. Parmi les 7 doctorants pré-sélectionnés, Quentin Vincent, doctorant au Laboratoire Interdisciplinaire des Environnements Continentaux (LIEC) et au Laboratoire Sols et Environnement (LSE) a reçu le 2ème prix du jury.

Quentin Vincent - MT180sec. © LoeilCreatif, LoeilCreatif
Mis à jour le 09/04/2015
Publié le 09/04/2015

Pour commencer, parle-nous un peu de toi…Depuis quand es-tu actif dans les sciences ?

Quentin Vincent. © Inra-UL, LSE LIEC
Quentin Vincent © Inra-UL, LSE LIEC
Depuis le lycée ! J’ai passé un bac technologique en sciences et techniques de laboratoire. Par la suite, j’ai obtenu un DUT en Génie de l’Environnement à Strasbourg puis une licence en Biologie-Environnement à Metz. J’ai complété ces diplômes par un master en écotoxicologie et écologie des systèmes anthropisés à Metz. Tout au long de ces années, j’ai particulièrement apprécié les stages en laboratoire de recherche ; c’est pourquoi j’ai décidé de poursuivre en faisant une thèse.

Quel est l’objectif de ta thèse ?

C’est d’étudier la biodiversité des sols pollués. Ma thèse est le fruit d’une collaboration entre deux laboratoires, le LIEC et le LSE. 

Pour le LIEC (Laboratoire Interdisciplinaire des Environnements Continentaux UMR 7360 CNRS-Université de Lorraine), l’objectif est de comprendre le fonctionnement des écosystèmes continentaux fortement perturbés par l'activité humaine, avec pour finalité leur réhabilitation. Les recherches du LSE (Laboratoire Sols et Environnement UMR 1120 Inra-Université de Lorraine) ont pour objectifs de décrire les processus pédogénétiques et le fonctionnement des sols modifiés par les activités humaines, ainsi que les processus mis en jeu dans la phytoremédiation des sols contaminés.

Comment as-tu entendu parler de « Ma thèse en 180sec » et qu’est ce qui t’a donné envie d’y participer ?

J’en ai entendu parler lors de mon stage de master 2. Cette année, j’ai vu les flyers et c’est ma co-directrice de thèse, Apolline Auclerc, qui m’a suggéré d’y participer. J’ai trouvé que c’était une excellente idée. Mon autre encadrante, Corinne Leyval, a elle aussi tout de suite adhéré à ce projet.

As-tu assisté à la formation proposée par la sous-direction culture scientifique de l’Université de Lorraine ?

Oui, j’y ai assisté. Je voulais avoir des conseils sur la manière de préparer l’oral. J’ai vraiment bien fait d’y aller ! La journée a été divisée en 3 parties. Dans un Quentin Vincent. © LoeilCreatif, LoeilCreatif
Quentin Vincent © LoeilCreatif, LoeilCreatif
premier temps, Catherine Flauder chargée de projets à la sous direction de la CST et Chantal Puccio, metteuse en scène, nous ont donné des astuces pour réussir à vulgariser notre thèse. Ensuite, nous avons fait de l’expression théâtrale. Chantal nous a fait faire des exercices de diction, d’improvsasion, de gestion de l’espace, etc... A la fin de la journée, nous avons présenté notre thèse en 180 secondes devant tout le monde. Sur le coup, j’ai été déstabilisé, cela me paraissait trop tôt. Mais en fait, c’était un excellent exercice car il a fallu se lancer ! J’ai fait 2min30. Nous avons eu des commentaires en direct, des conseils et ça nous a beaucoup aidé pour la suite et notamment pour préparer les pré-sélections régionales. Après ces pré-sélections, Catherine nous a même proposé de refaire des séances d’entrainements, nous avons vraiment été bien accompagnés.

As-tu été soutenu par les personnes des laboratoires dans lesquels tu fais ta thèse ?

Oui, complètement ! Ce sont mes encadrantes qui m’ont proposé de participer à ce concours. Ensuite, les personnes des deux unités de recherche m’ont encouragé à faire des répétitions. J’ai donc fait un entrainement au LSE et un autre au LIEC. Certains collègues sont même venus assister à ma présentation le jour de la finale régionale.

Quelle a été l’ambiance avec les autres candidats ?

Très bonne ! Dans un premier temps, la formation a permis de faire connaissance avec la plupart d’entre eux. Lors des exercices de théâtre, nous avons bien rigolé et cela nous a rapprochés. Sur le temps de midi, chacun a parlé de sa thèse. C’était vraiment génial de découvrir les travaux de recherche qui existent dans d’autres domaines que le nôtre. Ce qui m’a le plus surpris ce sont les études menées en sciences humaines et sociales. Je travaille sur des sciences dites « dures » donc découvrir que l’on pouvait mener des recherches sur l’économie du droit pénal ou même sur des troupes coloniale m’a ouvert l’esprit. Lors des répétitions, nous nous sommes tous entraidés, nous nous donnions des conseils les uns les autres. L’ambiance était amicale et pas du tout compétitive. Pour tous, ces moments ont été très enrichissants.

Qu’est-ce que cela t’a apporté ?

Ce qui m’a vraiment plu c’est d’écouter les métaphores que chacun faisait dans son sujet. Je me suis rendu compte que l’exercice nous a poussé à être créatif. Même si l’effort de vulgariser sa thèse est important, la forme qu’on lui donne l’est tout autant : les métaphores, le jeu d’acteur, la tonalité. C’est cela qui permet de faire passer le message au public et c’est surtout cela qui fait que le public va retenir le message. D’ailleurs, j’aurais beaucoup aimé questionner le public à la fin et leur demander : Qu’avez-vous retenu ?

Franchement, participer à ce concours est très bénéfique pour un doctorant. Cela lui permet de prendre du recul par rapport à son sujet, de mieux le contextualiser et de savoir adapter son oral au public qu’il a devant lui.

As-tu eu des retours au sein de tes laboratoires ?

Quentin Vincent. © LoeilCreatif, LoeilCreatif
Quentin Vincent © LoeilCreatif, LoeilCreatif
Je pense que cette expérience a fédéré le laboratoire et j’espère qu’elle servira d’impulsion pour les années à venir. Ce concours a permis de déclencher une discussion autour des méthodes de communication. Chacun a sa propre vision de la communication scientifique. En effet certains pensent que vulgariser c’est diminuer la rigueur du message scientifique, que faire « du show » n’est pas le rôle d’un scientifique. Or, c’est en essayant d’adapter son message et en étant dynamique, en faisant des métaphores avec une touche d’humour que l’on arrive à capter son public et à faire passer son message. D’ailleurs depuis la finale, Corinne m’a demandé de faire cette présentation à la prochaine réunion plénière du pôle OTELo. J’ai également présenté mon discours lors d’une réunion de laboratoire du LSE. Apolline va même s’en servir pour l’introduction de certains cours.

Continueras-tu de faire des actions de médiation scientifique par la suite ?

Oh oui ! Je me suis inscrit à la formation « Sciences et Médiation » proposée par l’université de Lorraine. Je participe ainsi à « La main à la pâte ». Concrètement, je suis en relation avec une classe de CP et pendant 4 séances, avec leur professeur, je leur parle de biologie du sol. Pour le moment, je leur ai déjà fait observer des lames microscopiques de bactéries, champignons du sol, identifier des insectes. Nous sommes également aller sur le terrain, je leur ai montré comment faire des carottes de sol. Par la suite, nous allons construire un terrarium. Je pense que promouvoir les sciences auprès des plus jeunes est fondamental. Que la recherche collabore avec les enseignements du primaire ou du secondaire est une excellent chose. C’est une expérience passionnante, les petits sont très réceptifs. C’est un réel plaisir de travailler avec eux. Globalement, la communication scientifique me permet de prendre du recul sur ce que je fais.

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