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Lilla Mérabet et Emilie Sibottier en visite au Centre INRA Grand Est de Nancy

Récolte de données, analyses, recoupement des résultats, les infrastructures de recherches apportent un appui essentiel aux programmes de recherche dans les domaines de la forêt et du bois, et de l’agro-alimentaire..Une réalité qu’a pu découvrir Lilla Mérabet, VP chargée de l’Innovation et la Recherche de la Région Grand Est lors de sa visite le 18 avril dernier.

Visite sur le terrain de Lila Merabet © Sarah-Louise Filleux
Mis à jour le 05/05/2017
Publié le 21/04/2017
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logo UL. © Inra
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     Logo agroparistech. © Inra
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Au cours de la matinée du Mardi 18 avril, Lilla Mérabet s’est rendue sur le site INRA de Champenoux pour découvrir certaines infrastructures de recherche du Grand Est. Elle a été accueillie par le Président de Centre, Alain Hehn (Dir. Pôle A2F de l’Université de Lorraine) et Meriem Fournier (Dir. Centre AgroParisTech de Nancy).

La visite débute sur le terrain dans le site expérimental en forêt de Hesse (Moselle).
Jean-Marc Guehl directeur de l’UMR Ecologie et Ecophysiologie Forestière (EEF) se charge de présenter à Lilla Mérabet les caractéristiques du site.

Située à une altitude de 300 m, cette jeune hêtraie (52 ans) de plaine est constituée à 90% de hêtres, ainsi que de chênes et de mélèzes. 

Dès 1996 une « tour à flux » a été installée pour mesurer en continu les flux de CO2 de vapeur d’eau et de gaz à effet de serre. Sa hauteur est actuellement de 35m. Ce site fortement instrumenté est devenu une référence européenne et des partenaires académiques (in)ternationaux profitent de l’infrastructure pour réaliser d’autres études en parallèle de l’analyse du bilan carbone de la forêt (émission d’ozone, analyse des sols, …)

Les 500 hectares de cette forêt domaniale sont sous la gestion d’Olivier Lanter, responsable de l’aménagement forrestier à l’ONF de Sarrebourg, en charge de la gestion. Une gestion subtile qui nécessite un suivi si l’on veut conserver la fonction écologique et la production ligneuse de ce jeune peuplement. Le regard des scientifiques aide l’ONF à établir et adapter au mieux le plan de gestion de cette forêt pour les 20 prochaines années.

Lila Merabet au sommet de la tour à flux de Hesse. © Inra, Sarah-Louise Filleux
Lila Merabet au sommet de la tour à flux de Hesse © Inra, Sarah-Louise Filleux

Les forêts françaises apportent un service gratuit contre le réchauffement climatique en piégeant 15 % de nos émissions de CO2 grâce la photosynthèse et au stockage de carbone dans les arbres et les sols.

Patrick Gross, ingénieur d’étude (EEF) a ensuite accompagné Mme Mérabet en haut de la tour à flux, pour lui expliquer les différents instruments de mesures qui analysent les échanges gazeux (concentration CO2, vapeur d’eau, gaz à effets de serre..) entre l’atmosphère et les écosystèmes forestiers. Le flux net de carbone reste pour le moment négatif (la forêt émet du CO2), il faudra attendre que les feuilles sortent pour que la photosynthèse démarre.

Visite à la plateforme technique de Champenoux. © Inra, INRA
Visite à la plateforme technique de Champenoux © Inra, INRA

La visite se poursuit sur le site de Champenoux. Au sein de la salle du Microscope à Balayage Electronique (MEB), Nicolas Angeli ingénieur de recherche responsable de la plateforme d’écologie fonctionnelle s’est chargé de présenter la future infrastructure SILVATECH (fusion des plateaux PTEF et XyloScience) à Lilla Mérabet et à Emilie Sibottier chargée de mission au service Enseignement Supérieur et Recherche et Innovation de la région Grand Est.

Les représentantes ont aussi pu découvrir les équipements mis à disposition de la recherche, et la démarche qualité associé à ces supports. Une plateforme technique prônée pour la complémentarité de ses techniques d’analyses dédiées à la forêt.

L’organisation de plateformes telles que la PTEF et Xyloscience, partagées entre différentes unités de recherches et différents acteurs académiques ou privés permettent d’amplifier les collaborations transdisciplinaires.

Tour de table des infrastructures. © Inra, Sarah-Louise Filleux
Tour de table des infrastructures © Inra, Sarah-Louise Filleux

La dernière partie de la rencontre ouvre undialogue sur  les infrastructures et projets de recherche en cours.
D’abord par une brève présentation de projets phares  pour la région Lorraine notamment le LaBex Arbre présenté par son directeur Francis Martin et le projet  « Tous chercheurs » présenté par Pascale Frey-Klett .

Lancé en 2012, le label Laboratoire d’Excellence (LabEx) « ARBRE »réunit tous les acteurs  de recherche travaillant sur la forêt et le bois en Lorraine. Il a pour ambition d’explorer le fonctionnement des écosystèmes forestiers et d’innover pour leur préservation comme pour de nouveaux usages de leurs produits et services.

Le projet de culture scientifique « Tous Chercheurs » réunit des Laboratoire à destination des scolaires. Il permet de faire découvrir la démarche scientifiques autour de problématiques diverses (eau, énergie, forêt) avec une approche pluridisciplinaire et en réalisant des expériences  au sein d’un véritable laboratoire.

L’entretien se poursuit par la présentation détaillée d’infrastructures de recherche comme le Plateau d’Analyse Structurale et Métabolomique (PMAS) localisé à Brabois, l’installation expérimentale en Agriculture autonome de Mirecourt, et la plateforme de pisciculture de l’UR AFPA.

Le plateau d’Analyse Structurale et Métabolique (PMAS) est une infrastructure regroupant des équipements de recherche dont l’objectif principal est d’accompagner le déroulement des travaux de recherche dans les domaines de la purification et de l’analyse des composés (métabolomique et fluxomique). C’est ici, par exemple, que l’on peut caractériser le métabolisme des micro-organismes ou encore suivre les étapes de dégradation de polluants organiques.

Porter par l’unité de recherche ASTER, l’installation expérimentale à Mirecourt, met en place un dispositif de recherche sur des systèmes de production laitiers. L’installation cherche à concevoir un système autonome, le dispositif est ouvert à la visite pour créer le dialogue (témoignage, observations, présentation) entre les différents métiers de l’agriculture.

 
A Vandoeuvre-lès-Nancy, l’Université de Lorraine-ENSAIA abrite une plateforme de pisciculture de l’unité de recherche Animal et Fonctionnalité des Produits Animaux. 30 bassins autonomes en circuits fermés et climatisés permettent aux chercheurs d’étudier et d’innover les méthodes de piscicultures. A terme l’unité envisage de domestiquer le sandre pour l’adapter aux conditions et aux contraintes de l’élevage. 

Ces infrastructures sont soutenues par la région, l’état et les établissements de recherches. Cette rencontre a permis de mesurer les enjeux liée à la politique régionale d’investissement dans la recherche.