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Contribuer à une meilleure gestion des captages d’eau potable

Les "captages Grenelle" ont été désignés par les pouvoirs publics comme des aires à protéger prioritairement pour préserver la qualité de l’eau potable. Trois ingénieures de l’unité Aster Mirecourt ont mené une étude pour aider à une meilleure gestion de ces zones. Les résultats ont été rendus publics récemment.

Bord de rivière.. © Inra, CAIN Anne-Hélène
Par Diane Hovhannessian
Mis à jour le 10/01/2014
Publié le 18/12/2013

Publiée en août 2009, la loi Grenelle 1 prévoit la création de plans d'actions pour protéger les 500 captages d’eau potable les plus menacés de France. Pour aider à la construction de ces plans, l’Office national de l’eau et des milieux aquatiques (Onema) souhaitait disposer d’une classification fine des différentes aires de captage Grenelle. L’unité Agrosystèmes, territoires, ressources (Aster Mirecourt), habituée aux études croisées entre données de sciences dites dures (hydrogéologie, agronomie) et sociales (quels acteurs locaux, quels modes de gestion), se charge alors de l’enquête.

L’équipe définit 118 critères de classification qu’elle recueille, pour chaque captage, auprès de nombreuses sources : ministères, agences de l’eau, Dreal, DDT, chambres d’agricultures, syndicats, collectivités… Un travail de fourmi coordonné par l’ingénieure Fabienne Barataud qui s’étale entre fin 2009 et fin 2012. L’étude est financée par l’Inra, l’Onema et l’Agence de l'eau Seine-Normandie.

L’organisation territoriale, facteur-clé de discrimination

Ce travail se concrétise en 2013, d’abord par une publication scientifique puis par une brochure à destination des acteurs locaux publiée dans la série "Comprendre pour agir" de l’Onema. S’en dégagent deux conclusions : tout d’abord un fort besoin de pérenniser cette compilation de données pour permettre une analyse globale, rapide et efficace de la situation de chaque captage sur le long terme.

Ensuite, l’équipe a mis en évidence que les critères hydrologiques, biophysiques et agronomiques seuls ne permettent pas de définir ces territoires. L’organisation des aires de captage, à savoir l’existence ou non d’une politique concertée entre ses différents acteurs, et la plus ou moins grande diversité des formes d’occupation du sol et des types d’agriculture sont également très discriminantes. Des aires éloignées géographiquement peuvent alors présenter d’importants degrés de "parenté" tandis que deux aires voisines auront parfois des caractéristiques dissemblables. Les animateurs responsables de ces plans de protection auront donc tout intérêt d’une part à pouvoir s’informer des progrès de leurs homologues sur des territoires certes éloignés mais aux politiques de gestion similaires, et, d’autre part à pouvoir adapter leurs modalités d’actions aux spécificités des territoires.

Forte de ces conclusions, l’équipe développe maintenant un outil de médiation sous forme de jeu. Il devrait aider à la construction d’un langage commun entre acteurs locaux et donc remédier aux difficultés de concertation dans certaines zones.

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Sciences pour l’action et le développement

En savoir plus

F. Barataud, A. Durpoix et C. Mignolet, 2013, "Captages Grenelle : au-delà de leur diversité, quels caractères structurants pour guider l’action ?". Onema, collection Comprendre pour agir, 12 pages.

Télécharger le document sur le site de l'Onema.