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[COMMUNIQUE DE PRESSE] Les travaux sur la génomique des symbioses mycorhiziennes, lauréats du Prix La Recherche 

Mercredi 30 novembre s’est déroulée, au Muséum national d’histoire naturelle de Paris, la 13ème édition du Prix La Recherche. Ce prix récompense les meilleurs travaux scientifiques francophones de l’année passée, dans 12 mentions (dont une mention coup de cœur). Les lauréats ont été désignés par un jury de pairs et de journalistes, présidé par Pascale Cossart, chercheuse en microbiologie cellulaire et secrétaire perpétuelle de l’Académie des sciences.

Prix La Recherche - Equipe Genomique IAM. © Inra, F. Martin
Mis à jour le 16/01/2017
Publié le 06/12/2016

L’équipe primée :

L'équipe de Francis Martin, directeur de recherche au centre Inra Nancy-Lorraine dans l'unité IAM (UMR Inra - Université de Lorraine) et directeur scientifique du Laboratoire d’excellence ARBRE de l’Université de Lorraine, est récompensée dans la catégorie Environnement pour ses résultats sur la génomique des symbioses mycorhiziennes publiés dans la revueNature Geneticsen février 2015. Pionnier dans sa discipline et leader scientifique reconnu, Francis Martin explore depuis 1981 les mécanismes symbiotiques entre les champignons et les arbres. Annegret Kohler et Emmanuelle Morin, ingénieurs INRA, ont joué un rôle majeur dans cette étude de génomique comparative à grande échelle.

Le travail primé :

Ce travail est le fruit d’une collaboration étroite et de longue durée avec Igor Grigoriev, responsable de programme à l’Institut de génomique du Ministère de l’énergie américain (JGI), l’équipe du Prof. David Hibbett de l’Université Clark à Rochester (USA), ainsi que l’équipe du Prof. Bernard Henrissat du CNRS et de l’Université d’Aix-Marseille. La publication récompensée propose un scénario décrivant l’évolution de la symbiose mycorhizienne entre champignons forestiers et arbres et révèle les mécanismes clés contrôlant le développement de la symbiose. Cette étude repose sur le séquençage et l’analyse de plus de 50 génomes fongiques. Les champignons étudiés l'ont été pour leur importance écologique (par exemple le pisolithe) ou culturelle (par exemple l’amanite tue-mouche). Ces travaux mettent en évidence une relation étroite entre la taille de l'arsenal enzymatique de dégradation de la lignocellulose et la niche écologique des champignons forestiers, décomposeurs ou symbiotiques. Enfin, les ressources génomiques générées par ce programme faciliteront les études fonctionnelles sur l'impact des changements globaux sur les services écosystémiques assurés par ces champignons du sol.

Trois raisons de récompenser cette publication,par Jacqui Shykoff, de l’Université Paris-Sud, à Orsay, et Denis Faure, de l’Institut de biologie intégrative, à Gif-sur-Yvette :

-    C’est une recherche fondamentale sur l’association plantes-champignons qui structure la plupart des écosystèmes terrestres.
-    Elle élucide les mécanismes partagés avec leurs spécificités individuelles dans l’évolution répétée de ce partenariat entre champignons et plantes.
-    C’est une recherche sur les champignons, un sujet de recherche sous-estimé.

Contact(s)
Département(s) associé(s) :
Écologie des forêts, prairies et milieux aquatiques
Centre(s) associé(s) :
Nancy-Lorraine

A propos de

Contacts scientifiques :

Francis Martin (03 83 39 40 80 ) francis.martin@inra.fr

Annegret Kohler (03 83 39 40 72) annegret.kohler@inra.fr

Publication : 

Annegret Kohler et al., Nature Genetics, 47, 4, 2015.