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A la rencontre des doctorants du centre, finalistes au concours MT180 sec !

Le concours Ma thèse en 180sec, vous connaissez ? Eh bien, profitez de l’édition 2016, pour en savoir plus sur ce concours et sur les doctorants du centre qui y participent !

Bandeau MT180sec Université de Lorraine. © L’Œil Créatif - Université de Lorraine, L’Œil Créatif - Université de Lorraine
Mis à jour le 14/04/2016
Publié le 14/04/2016

« Ma thèse en 180 secondes » permet aux doctorants de présenter leur sujet de recherche, en français et en termes simples, à un auditoire diversifié et pas forcément expert en science. Pour cela, chaque jeune chercheur a trois minutes pour expliquer sous forme d’un exposé clair, concis et néanmoins convaincant son projet de recherche. Le tout avec l’appui d’une seule diapositive ! Ce concours offre ainsi une occasion unique aux participants de parfaire leurs aptitudes en communication et en vulgarisation, tout en leur donnant la possibilité de diffuser leur recherche à la société. En parallèle, c’est l’occasion pour le grand public de découvrir les acteurs de la recherche en région et la diversité des sujets des laboratoires scientifiques que ce soit en sciences exactes, humaines et sociales. Cette année, une trentaine de doctorants de l’Université de Lorraine se sont inscrits au concours. Lors d'une journée de présélections fin février, onze candidats ont été retenus pour la finale de l’Université de Lorraine le 28 avril prochain à Nancy. Parmi eux, quatre mènent leur recherche dans une unité Inra. Découvrez leurs portraits et leurs confidences !

Victoire Coqueret, LAE. © L’Œil Créatif - Université de Lorraine, L’Œil Créatif - Université de Lorraine
Victoire Coqueret, LAE © L’Œil Créatif - Université de Lorraine, L’Œil Créatif - Université de Lorraine

Victoire Coqueret, doctorante de l’unité LAE (UMR Université de Lorraine-Inra)

Résumé de sa thèse

La tomate a été sélectionnée par l'homme pendant des siècles afin d'obtenir de meilleurs rendements et de plus beaux fruits. Tuta absoluta, un herbivore ravageur de la tomate, originaire d'Amérique du Sud comme la tomate, se propage depuis les années 1970 dans les cultures de tomate dans le monde entier. Tuta absoluta devient résistant à de nombreux pesticides et les moyens de luttes biologiques sont onéreux et moyennement efficaces. Un autre moyen de lutte serait de créer une ou des variétés de tomate résistantes à Tuta absoluta. Mes travaux de thèse portent sur l'identification des mécanismes de défense de la tomate face à ce ravageur afin de savoir quel(s) mécanisme(s) améliorer. Durant ma thèse, je fais pousser des tomates dans des chambres climatisées afin de reproduire les mêmes conditions climatiques dans toutes mes expérimentations, été comme hiver. J'infecte la moitié des plants avec des chenilles de Tuta absoluta et je compare leur comportement avec celui de l'autre moitié constitué de plants sains. J'ai observé que les mécanismes de tolérance, de résistance directe ou indirecte que la tomate met en place pour lutter contre ce ravageur ne sont pas assez efficaces. Nous pourrions donc améliorer ces mécanismes notamment à l'aide des plants de tomates sauvages (non comestibles) qui semblent être mieux armées pour lutter contre Tuta absoluta.

Victoire, qu'est-ce qui t’a incitée à participer à ce concours ?

Le concours "Ma thèse en 180 secondes" est un véritable challenge. Cet exercice de vulgarisation scientifique demande d'autres aptitudes: être succinct (car on synthétise près de 3 ans de travail en 3 min), être à l'aise à l'oral (articulation, tonalité de la voix, prestance et surtout gestion du stress). Je pense que c'est avant tout un très bon exercice avant d'être un concours et c'est pour cela que j'ai souhaité y participer.

As-tu beaucoup modifié ta prestation depuis les pré-sélections ?

Depuis les pré-sélections, j'ai peu modifié mon texte et je m'entraîne sur la mémorisation, l'apprentissage par-cœur a toujours été mon point faible…

Dans quel état d'esprit es-tu à deux semaines de la finale ?

Je suis contente et stressée de pouvoir prouver que je suis capable de faire un tel exercice.

As-tu fait des répétitions dans ton labo ? Quel est l'état d'esprit de ton encadrant et autres agents de l'unité par rapport à ta participation à ce concours ?

Des répétitions seront prévues au sein de mon laboratoire, je prendrai tous les conseils qu'on me donnera pour mieux gérer mon stress sur scène et améliorer ma prestance. Mon encadrant, Christophe Robin, me soutient énormément dans cette démarche et mes collègues aussi.

Souhaites tu ajouter autre chose ?

Bonne chance à tous les participants!

Pierre-Antoine Chuste, unité EEF. © L’Œil Créatif - Université de Lorraine, L’Œil Créatif - Université de Lorraine
Pierre-Antoine Chuste, unité EEF © L’Œil Créatif - Université de Lorraine, L’Œil Créatif - Université de Lorraine

Pierre Antoine Chuste, doctorant de l’unité EEF (UMR Inra-Université de Lorraine)

Résumé de sa thèse :

Face aux changements climatiques, les écosystèmes forestiers seront de plus en plus soumis à des événements extrêmes tels les sécheresses qui représentent une menace majeure pour la survie des arbres. Néanmoins, les mécanismes physiologiques causant la mort des arbres face à une sécheresse sont peu connus. La question qui fait débat dans la communauté scientifique est de savoir si un arbre meurt de faim ou de soif ? Nous proposons une troisième hypothèse, à savoir qu’un manque d’azote pourrait expliquer la mort de l’arbre.

Pour répondre à ces questions, je dispose d’un dispositif exceptionnel d’exclusion de pluie où des carences en carbone et en azote sont créées artificiellement en appliquant une sécheresse ou une défoliation. J’analyse alors les changements morphologiques et physiologiques résultant de ces manques et leurs conséquences pour la survie des arbres. J’évalue alors les statuts carbonés et azotés de l’arbre en déterminant des niveaux de réserves carbonées et azotées internes tout au long de l’expérimentation. Un marquage isotopique au 15N est appliqué afin de déterminer le devenir de l’azote dans l’arbre face à ces contraintes. 

Pierre-Antoine, qu'est-ce qui t’a incité à participer à ce concours ?

Pour être tout à fait honnête, au début, je n’étais pas trop emballé à l’idée de participer à ce concours. Dans le cadre de ma thèse, je souhaite postuler à un label sur la culture scientifique et technique (en cours de projet) et je devrai justifier d’heures consacrées à la médiation scientifique (activité que j’adore par ailleurs). Donc participer à la formation de MT180 était non seulement l’occasion de justifier d’heures pour le label et ne me demandait pas un investissement en temps trop important. Mais lors de la journée de formation, je suis tombé sous le charme, j’ai trouvé cela vraiment intéressant et j’ai donc décidé de m’investir plus ! J’y ai pris goût, je me suis investi en dehors de mes horaires de travail pour créer ma présentation. Si j’y allais à reculons au début, j’ai vraiment été surpris et heureux d’être sélectionné pour la finale régionale !

As-tu beaucoup modifié ta prestation depuis les pré-sélections ?

J’ai eu la chance de faire le module « Experimentarium » de l’école doctorale et j’avais donc déjà appréhendé le fait de parler de mon sujet de recherche à un public non averti (en l’occurrence des élèves de CM1 / CM2). Le plan était alors déjà plutôt acquis dans ma tête, mais j’ai dû bien retravailler mon discours et l’adapter, pour passer de 20 minutes avec les primaires à 3 minutes ! J’ai reçu de précieux conseils d’anciens participants mais également de personnes impliquées dans des actions de médiation scientifique. Leurs conseils étaient du pain béni pour moi. Merci encore à eux ! Au final, grâce à tous ces éléments, je n’ai pas eu à modifier beaucoup ma présentation, quelques petits réglages à droite, à gauche, c’est tout.

Dans quel état d'esprit es-tu à deux semaines de la finale ?

Pour l’instant je ne réalise pas, j’ai beaucoup été pris dans l’écriture d’un rapport ces derniers temps donc je n’y ai pas encore trop pensé. Mais je sens quand même une petite boule naître dans le ventre. De l’excitation et du stress quand même. En 3 minutes, on n’a pas le droit à l’erreur !

Tes collègues seront-ils présents le 28 ?

Ils ont intérêt ! =)

Mélanie Court, unité BEF. © L’Œil Créatif - Université de Lorraine, L’Œil Créatif - Université de Lorraine
Mélanie Court, unité BEF © L’Œil Créatif - Université de Lorraine, L’Œil Créatif - Université de Lorraine

Mélanie Court, doctorante de l’unité BEF (UR Inra)

Résumé de sa thèse 

De nombreux écosystèmes forestiers à faible fertilité minérale se dégradent lentement, sous l’action de différentes pressions passées (pluies acides, sylviculture…) et actuelles (exportation accrue de biomasse forestière pour produire de l’énergie, changement climatique....). Les études menées dans mon unité, BEF, ont permis de caractériser l’équilibre biogéochimique d’écosystèmes variés à un temps donné, leur sensibilité à certaines évolutions (dépôts atmosphériques) ou perturbations (coupes, changements d’essence) et ont permis des avancées considérables dans la compréhension des cycles de certains éléments comme le magnésium ou let calcium. Cependant, ces approches "conventionnelles" ont leurs limites et de nombreuses lacunes persistent. La pression subie par les écosystèmes à faible fertilité minérale est parfois trop intense et des pertes de certaines fonctions s’ensuivent, le dépérissement étant l'étape ultime du processus. Le recours à l’amendement calco-magnésien est dans ce cas une alternative permettant la restauration de la fertilité minérale et une amélioration globale du fonctionnement de l’écosystème. Cette pratique curative peut également être envisagée dans des écosystèmes forestiers pour compenser les pertes d’éléments liées à l’exploitation de biomasse. A l’heure actuelle, nous connaissons cependant assez peu de choses sur la dynamique de l’amendement calco-magnésien et l’effet précis de cette pratique sur le cycle du magnésium et du calcium. L’enjeu majeur de mon projet de thèse est donc de mieux connaître la dynamique de ces éléments dans les écosystèmes forestiers à faible fertilité minérale, afin de prédire au mieux leur avenir dans un contexte de changements globaux.

Mélanie, qu'est-ce qui t’a incitée à participer à ce concours ?

Après une première expérience de communication et de vulgarisation scientifique, lors de l'évènement "Le train du climat", où j'ai eu l'occasion de présenter les travaux de mes collègues, j'ai voulu retenter l'expérience, cette fois-ci avec mes propres travaux. Se présenter à MT180 est avant tout pour moi l’occasion de me lancer un défi.

As-tu beaucoup modifié ta prestation depuis les pré sélections ?

J'ai effectué quelques modifications à partir des suggestions du jury des pré sélections.

Dans quel état d'esprit es-tu à deux semaines de la finale ?

Je suis à la fois enthousiaste et stressée. D'ailleurs, plus le jour J approche et plus le stress augmente.

As-tu fait des répétitions dans ton labo ? Quel est l'état d'esprit de tes encadrants et autres agents de l'unité par rapport à ta participation à ce concours ?

J'ai fait plusieurs répétitions dans mon labo, à la maison devant le miroir et devant ma famille. Mes encadrants et mes collègues sont très enthousiastes par rapport à ma participation et me conseillent.

Seront-ils présents le 28 ?

Je sais que tout le monde à un emploi du temps chargé, la plupart essayera d’être présent, pour les autres ils m'ont déjà assuré de leur soutien

Thomas Perrot, unité IAM. © L’Œil Créatif - Université de Lorraine, L’Œil Créatif - Université de Lorraine
Thomas Perrot, unité IAM © L’Œil Créatif - Université de Lorraine, L’Œil Créatif - Université de Lorraine

Thomas Perrot, doctorant de l’unité IAM (UMR Inra-Université de Lorraine)

Résumé de sa thèse

Les champignons jouent un rôle majeur dans le recyclage de la matière organique et certains d’entre eux, particulièrement les basidiomycètes sont les microorganismes les plus efficaces pour dégrader la lignine. Cette dégradation entraîne une libération de composés de défense produits antérieurement par les arbres. Ces molécules toxiques sont appelées des extractibles. Pour mener à bien cette dégradation, les champignons lignolytiques (ou xylophages) ont développé des systèmes de défense où interviennent plusieurs familles d’enzymes. L’une de ces familles s’appelle les glutathion transférases. Ces-dernières sont présentes chez la plupart des êtres vivants qui peuplent cette planète.

Au cours de ma thèse, je vais devoir déterminer le rôle précis de ces enzymes, c’est-à-dire identifier les extractibles avec lesquels elles interagissent et comprendre leurs rôles physiologiques. Dans un second temps, je vais aussi comparer ces enzymes entre différentes espèces de champignons décomposeurs de bois (= lignolytiques).

Thomas, qu'est ce qui t'a motivé à participer à ce concours ?

Ce qui m'a motivé, c'est surtout le fait de s'entrainer à vulgariser et à susciter l'attention des personnes auxquelles on explique un sujet de recherche.

As-tu beaucoup modifié ta prestation depuis les pré sélections ?

Pas encore, mais il le faudrait impérativement à mon avis. Je trouve que mon texte est trop sérieux, il manque un peu d'"humour".

Dans quel état d'esprit es-tu à deux semaines de la finale ?

Je n'y pense pas trop pour l'instant, même si c'est vrai que la finale approche vite. En revanche, je vais probablement stresser au dernier moment !

As-tu fait des répétitions dans ton labo ? Quel est l'état d'esprit de tes encadrants et autres agents de l'unité par rapport à ta participation à ce concours ?

Non pas encore, mais je pense que ça serait une bonne idée pour s'entrainer et pour avoir des commentaires afin d'améliorer le texte et la façon de présenter.

Mes encadrants et le reste des collègues de l'équipe de recherche sont satisfaits que je participe à ce genre de concours.

A présent, vous en savez un peu plus sur eux ! Alors, n’hésitez plus et venez découvrir leurs prestations le 28 avril, à partir de18h30, dans l’amphithéâtre Déléage (A027) du campus Lettres et Sciences humaines de Nancy. Entrée libre et gratuite ! Le candidat sélectionné lors de la finale de l’Université de Lorraine, se présentera aux demi-finale et finale nationales à Bordeaux les 30 et 31 mai prochain. La finale internationale aura lieu à Rabat au Maroc en septembre.

En savoir plus

En savoir plus sur la finale du 28 avril : http://www.univ-lorraine.fr/180secondes

Visiter le site national : http://mt180.fr/