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Le centre dans les médias. © Inra, J. Galet

Les médias en parlent

COP 21 : PAT primée par l'INPI pour son innovation verte

Plant Advanced Technologies (PAT), spécialiste de l'identification et de la production de molécules végétales rares, a reçu le Trophée INPI de l'Innovation dans la catégorie Brevet des TROPHEES INPI qui se sont tenus au Grand Palais à l'occasion de la COP21.

Mis à jour le 10/12/2015
Publié le 10/12/2015

Les Trophées INPI de l'Innovation distinguent les entreprises pour leur politique d'innovation et de propriété industrielle. Organisée en partenariat avec la COP21, cette 18ème édition fut placée sous le signe de la protection environnementale. Le jury, présidé par Jean-Dominique Senard, Président de Michelin, a ainsi mis à l'honneur 9 ETI-PME et 3 centres de recherche pour leur innovation durable au service des problématiques environnementales. Déjà lauréate en 2010 et 2014, Plant Advanced Technologies (PAT) s'est vue remettre le Trophée INPI 2015 dans la catégorie « Brevet » pour ses technologies innovantes :

- PAT plantes à traire® développée dans les laboratoires de l'INRA-Université de Lorraine qui permet l'extraction de biomolécules rares sans détruire la plante et dispose d'une licence exclusive mondiale ;

- PAT Vendredi® permettant la production de protéines thérapeutiques dans des plantes carnivores. Ces protéines, produites dans du végétal et utilisées ensuite dans des médicaments, présentent l'énorme avantage de réduire les risques sanitaires envers l'humain tout en réduisant les coûts de production industriels.

Les 2 technologies brevetées de PAT révolutionnent l'utilisation des végétaux en créant des « usines du futur » capables d'identifier et de produire des biomolécules végétales rares de manière industrielle tout en préservant les plantes. « C'est un privilège de recevoir ce trophée INPI et une magnifique reconnaissance de la capacité de PAT à innover. Nous sommes fiers de cette récompense qui met en lumière la véritable valeur ajoutée de nos technologies. L'innovation, c'est le processus même de la vie. Chez PAT, le végétal est au cœur de notre innovation. 80 % des végétaux restent inexplorés à ce jour, ce qui offre à PAT un potentiel de croissance quasiment illimité » indique Jean-Paul FEVRE, Président de la société PAT.

Frédéric Bourgaud, DU du LAE et VP de PAT. © Inra-UL
Frédéric Bourgaud, DU du LAE et VP de PAT © Inra-UL
Frédéric Bourgaud, directeur de l'unité de recherche LAE "Laboratoire Agronomie et Environnement" (UMR 1121 UL-INRA) est quant à lui Vice-Président de la société. 

Frédéric, que signifie pour vous recevoir ce prix (après tout ce parcours réalisé) ?

Je le prends comme la reconnaissance de notre stratégie qui consiste à prendre des risques en matière de recherche et à développer des technologies originales qui sont assez en rupture avec celles d'autres entreprises du domaine des biomolécules.

La progression de la société est fulgurante, vous y attendiez vous ?

Franchement non. Bien sûr, on croit tous en nos projets, mais, il n'y a pas si longtemps, je me disais que ça serait bien qu'on soit une dizaine d'employés. Nous sommes plus de 40 aujourd'hui...

Comment voyez vous l'avenir ?

Nous avons de beaux projets en cours, comme l'ouverture d'une filiale sur l'île de la Réunion cette année, afin d'explorer la diversité botanique de l'île avec une serre recherche et un laboratoire dédié. Et aussi ne jamais oublier que la roche tarpéienne est proche du Capitole...Rien n'est jamais acquis.

Quelles sont vos espérances pour PAT ? vos ambitions ?

Mes espérances sont juste que ça continue. L'économie n'est pas une science exacte et le succès n'est jamais certain. Quant à nos ambitions, ce sont celles que l'on met dans nos projets. Nous en avons plein. Nous aimerions par exemple développer des technologies de production à partir de l'étude des interactions plantes-microorganismes.

Que nous réserve la suite ?

On travaille à la découverte de nouveaux biopesticides...

Les activités de PAT sont-elles toujours en lien avec le LAE ?

Oui, pour certaines d'entre elles, comme la question du développement de techniques d'ingénierie métabolique (reprogrammation de voies biosynthèse de substances naturelles) ou encore la production de protéines recombinantes. Mais nous sommes ouverts à toute forme de partenariat ou collaboration : nous avons ainsi un LabCom avec l'IBMP-CNRS de Strasbourg sur la biologie de synthèse.

Y a-t-il des passerelles entre le laboratoire et la société PAT ?

Nous envisageons une forme d'association originale qui consisterait à labelliser une partie de la recherche de PAT dans le cadre de notre future UMR UL-INRA. L'idée est de créer un espace collaboratif encore plus porteur, gagnant-gagnant pour les partenaires institutionnels, tout en veillant à ce que chacun des partenaires reste sur ses missions fondamentales.

En savoir plus

Retrouvez un article sur PAT dans Challenges.fr : ici

Lien vers le site de PAT : ici